C'est l'un des malentendus les plus coûteux que nous rencontrons : « nos données sont dans le cloud Microsoft, donc elles sont sauvegardées ». Microsoft garantit la disponibilité et la redondance de son infrastructure. La récupération de vos contenus après une suppression, un chiffrement par rançongiciel ou le départ d'un collaborateur relève du modèle de responsabilité partagée — c'est-à-dire de vous.
Ce que Microsoft 365 protège réellement
- Exchange Online : éléments supprimés récupérables environ 14 jours (paramétrable jusqu'à 30), puis perdus.
- OneDrive et SharePoint : corbeille utilisateur puis corbeille de site, avec une rétention limitée à quelques dizaines de jours ; l'historique de versions est utile mais dépend de la configuration.
- Teams : les fichiers vivent dans SharePoint, les conversations dans des dossiers cachés de boîtes aux lettres — la restauration granulaire native est très limitée.
- Boîte d'un collaborateur parti : supprimée en même temps que sa licence, sauf mise en conservation explicite.
Les quatre scénarios où la rétention native ne suffit pas
- Suppression découverte tardivement. Un dossier effacé par erreur en janvier et constaté en mars n'est plus récupérable.
- Rançongiciel synchronisé. Un poste infecté chiffre les fichiers locaux, OneDrive synchronise fidèlement les versions chiffrées.
- Départ conflictuel. Suppression volontaire de messages avant la sortie, sans conservation en place.
- Erreur d'administration. Une stratégie de rétention mal appliquée ou un compte supprimé lors d'un ménage de licences.
Rétention n'est pas sauvegarde
Les stratégies de conservation Microsoft Purview servent la conformité : elles empêchent la suppression définitive de certains contenus. Elles ne fournissent ni restauration en masse à une date donnée, ni copie hors du tenant, ni protection contre la compromission d'un compte administrateur global. Une sauvegarde, elle, est une copie indépendante que l'on peut restaurer même si le tenant est inaccessible.
Ce qu'une sauvegarde Microsoft 365 correcte doit couvrir
- Exchange Online (messages, calendriers, contacts), OneDrive, SharePoint et Teams.
- Plusieurs sauvegardes par jour, avec rétention longue (12 mois minimum, souvent illimitée en pratique).
- Stockage hors du tenant, dans un datacenter situé dans l'Union européenne pour la conformité RGPD.
- Copie immuable, non modifiable pendant une durée définie, pour résister à un rançongiciel.
- Restauration granulaire (un message, un fichier, une version) et restauration de masse.
- Compte de sauvegarde protégé par MFA et distinct des comptes d'administration courants.
La procédure de test que nous appliquons
Une sauvegarde n'existe qu'une fois restaurée. Chaque trimestre, sur les parcs que nous infogérons, nous restaurons un échantillon : un message ancien, un fichier SharePoint avec ses versions, et une boîte complète vers un compte de test. Le résultat est consigné dans un rapport daté — c'est aussi ce que réclament les assureurs cyber et les questionnaires de sécurité des grands comptes.
Combien ça coûte
La sauvegarde tierce de Microsoft 365 se facture par utilisateur et par mois, avec un ordre de grandeur de quelques euros. Rapporté au coût d'une reconstitution manuelle de messagerie ou d'une perte de documents contractuels, l'arbitrage est rapide.
Nous déployons cette protection dans le cadre de nos offres sauvegarde et PRA et Microsoft 365. Pour un état des lieux de votre tenant : 01 88 61 55 55.
