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Ransomware PME : que faire dans les 24 premières heures

Mis à jour le 24/06/2026 12 min de lecture

Une attaque ransomware peut paralyser une PME en moins d'une heure et coûter en moyenne 380 000 € (rapport ANSSI 2025). Les 24 premières heures sont décisives pour limiter les dégâts. Voici le protocole exact que nos équipes appliquent chez nos clients à Paris.

Heure 0 à 1 : containment immédiat

L'objectif des 60 premières minutes est de stopper la propagation. Le ransomware se déplace latéralement à grande vitesse — chaque minute compte.

  • Débrancher physiquement les postes infectés du réseau (câble Ethernet + Wi-Fi)
  • Isoler les serveurs sans les éteindre (l'analyse forensique a besoin de la RAM)
  • Couper l'accès Internet du site concerné
  • Désactiver les comptes VPN, RDP et Microsoft 365 compromis
  • NE PAYEZ PAS la rançon : 80 % des entreprises qui paient ne récupèrent pas leurs données (étude Sophos 2025)

Heure 1 à 4 : activation de la cellule de crise

Une fois l'attaque contenue, mobilisez la cellule de crise. Si vous n'en avez pas, appelez immédiatement un prestataire spécialisé en réponse à incident (SOSINFORMATIQUE : 01 88 61 55 55, hotline 24/7).

  • Dirigeant, DSI/RSI, juridique, communication
  • Avocat spécialisé en cyber (pour la déclaration et les futures plaintes)
  • Assureur cyber (déclaration sous 48 h obligatoire dans la plupart des polices)
  • Prestataire de réponse à incident certifié PRIS (Prestataire de Réponse aux Incidents de Sécurité ANSSI)

Heure 4 à 12 : déclarations légales obligatoires

En France, plusieurs déclarations sont obligatoires sous des délais courts :

  • Plainte au commissariat ou à la gendarmerie (préalable à toute indemnisation assurance)
  • Déclaration à la CNIL sous 72 h si des données personnelles sont compromises (RGPD article 33)
  • Notification ANSSI via la plateforme cybermalveillance.gouv.fr
  • Notification aux clients/utilisateurs concernés si risque élevé pour leurs droits
  • Pour les OSE/OIV : notification obligatoire à l'ANSSI sous 72 h

Heure 12 à 24 : analyse forensique et plan de restauration

Avant toute restauration, il faut comprendre comment l'attaquant est entré et s'assurer qu'il n'est plus présent. Restaurer sans nettoyer = se faire ré-attaquer dans les 7 jours.

  • Analyse forensique des serveurs et endpoints compromis
  • Identification du patient zéro (souvent un email de phishing ou une faille RDP)
  • Recherche de portes dérobées (backdoors, comptes créés par l'attaquant)
  • Validation que les sauvegardes ne sont pas chiffrées (d'où l'importance des sauvegardes immuables)
  • Plan de restauration séquencé : AD/AAD → serveurs critiques → postes utilisateurs

Jour 2 à 7 : restauration et reprise d'activité

La restauration se fait par vagues, en commençant par les services critiques. Chaque système restauré doit être patché, mots de passe changés et surveillé pendant 30 jours minimum. Notre équipe maintient une cellule SOC dédiée pendant 30 jours après chaque restauration pour détecter toute tentative de réinfection.

Le retour à la normale prend en moyenne 21 jours pour une PME de 50 postes. Avec un Plan de Reprise d'Activité (PRA) testé et des sauvegardes immuables, ce délai tombe à 48-72 heures.

Comment éviter la prochaine attaque

70 % des PME victimes d'un ransomware sont ré-attaquées dans les 18 mois si elles ne renforcent pas leur posture. Les 5 mesures qui réduisent le risque de 90 % :

  • Sauvegarde immuable (règle 3-2-1-1-0) avec test de restauration mensuel
  • EDR/XDR sur 100 % des endpoints + surveillance SOC 24/7
  • MFA obligatoire sur tous les accès distants (VPN, RDP, Microsoft 365)
  • Sensibilisation collaborateurs trimestrielle + simulations de phishing
  • Audit ANSSI annuel et plan de remédiation suivi

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Nos experts SOSINFORMATIQUE auditent gratuitement votre situation et vous proposent un plan adapté à votre PME parisienne.

Questions fréquentes

Faut-il payer la rançon ?

Non. L'ANSSI, le FBI et Europol déconseillent fortement de payer. 80 % des entreprises qui paient ne récupèrent pas l'intégralité de leurs données et 50 % sont ré-attaquées dans les 6 mois. Le paiement peut aussi vous exposer à des sanctions si le groupe ransomware est sous sanctions internationales.

Combien de temps pour redémarrer après un ransomware ?

Sans PRA testé : 14 à 30 jours en moyenne pour une PME de 50 postes. Avec PRA et sauvegardes immuables : 48 à 72 heures. La différence vient de la qualité des sauvegardes et de l'organisation de la cellule de crise.

Mon assurance cyber couvre-t-elle vraiment ?

Oui si vous respectez les obligations contractuelles : déclaration sous 48 h, mesures de sécurité minimales (MFA, EDR, sauvegardes), plainte déposée. Beaucoup de PME se voient refuser l'indemnisation pour non-respect des mesures préventives prévues au contrat.

Que faire si l'attaque arrive un week-end ?

Appelez immédiatement notre hotline 24/7 au 01 88 61 55 55. Notre équipe astreinte démarre la cellule de crise dans l'heure et déclenche le containment à distance. Plus vous attendez, plus la propagation s'étend.

Combien coûte une intervention ransomware ?

Une intervention complète (forensique + containment + restauration + post-incident 30 jours) coûte entre 25 000 € et 80 000 € HT pour une PME de 50 postes. Sans ce budget, comptez sur un arrêt d'activité moyen de 21 jours et 380 000 € de pertes (chiffres ANSSI 2025).

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