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RGPD informatique PME : la checklist 2026 en 30 points

Mis à jour le 24/06/2026 11 min de lecture

8 ans après son entrée en vigueur, le RGPD reste mal appliqué dans 60 % des PME françaises (CNIL, 2025). Les contrôles se multiplient et les amendes pleuvent (jusqu'à 4 % du CA). Voici la checklist complète des 30 points de conformité à valider pour une PME parisienne en 2026.

Volet 1 : gouvernance et documentation (6 points)

C'est le minimum exigé par la CNIL lors d'un contrôle. L'absence de ces documents est la cause numéro 1 des sanctions PME.

  • Registre des traitements à jour (article 30 RGPD), avec finalité, base légale, durées
  • Politique de confidentialité publiée sur le site web (mentions claires, accessibles)
  • Désignation d'un DPO (obligatoire pour certains secteurs) ou d'un référent RGPD interne
  • Mentions d'information sur tous les formulaires (contact, candidature, newsletter)
  • Procédure de gestion des demandes d'exercice de droits (accès, effacement, portabilité)
  • Procédure de notification des violations (notification CNIL sous 72 h)

Volet 2 : sécurité informatique (10 points)

L'article 32 du RGPD impose des « mesures techniques appropriées ». Voici l'interprétation actuelle de la CNIL pour une PME :

  • Mots de passe forts (12+ caractères) + MFA sur tous les accès sensibles
  • EDR/antivirus de génération récente sur 100 % des postes
  • Firewall périmétrique + segmentation réseau (VLAN minimum)
  • Chiffrement des disques durs (BitLocker, FileVault) sur tous les portables
  • Mises à jour de sécurité dans les 30 jours suivant publication
  • Sauvegardes 3-2-1-1-0 avec sauvegarde immuable hors-ligne
  • Plan de Reprise d'Activité (PRA) testé au moins une fois par an
  • Gestion des accès basée sur le principe du moindre privilège
  • Journalisation des accès aux données sensibles (12 mois minimum)
  • Sensibilisation collaborateurs au phishing (1 session/an minimum)

Volet 3 : sous-traitants et contrats (5 points)

Vous restez responsable des données traitées par vos prestataires. La CNIL sanctionne de plus en plus les défauts d'encadrement.

  • Liste à jour de tous les sous-traitants traitant des données (hébergeur, prestataire IT, CRM...)
  • Contrat ou avenant RGPD avec chaque sous-traitant (article 28)
  • Vérification des garanties de sécurité (certification ISO 27001, HDS si santé)
  • Vérification de la localisation des données (UE, ou transferts encadrés)
  • Procédure de réversibilité (récupération des données en fin de contrat)

Volet 4 : données sensibles et transferts hors UE (5 points)

Depuis l'invalidation du Privacy Shield, tout transfert vers les États-Unis et autres pays tiers doit être encadré strictement.

  • Identification des traitements de données sensibles (santé, syndicales, biométriques)
  • Analyse d'Impact (AIPD) pour les traitements à risque élevé
  • Clauses contractuelles types (CCT) pour les transferts hors UE
  • Évaluation du pays destinataire (Transfer Impact Assessment)
  • Information explicite des personnes sur les transferts

Volet 5 : RH et droits des collaborateurs (4 points)

Les données RH sont l'angle mort le plus fréquent. Pourtant, c'est aussi l'un des sujets les plus contrôlés.

  • Durée de conservation des CV non retenus (2 ans maximum)
  • Encadrement de la vidéosurveillance (déclaration, information, durée)
  • Encadrement des outils de monitoring (logs, géolocalisation véhicules)
  • Information collaborateurs lors d'embauche (charte informatique RGPD)

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Questions fréquentes

Une PME de 20 salariés doit-elle obligatoirement avoir un DPO ?

Non, sauf si l'activité principale implique un suivi régulier et systématique de personnes à grande échelle, ou le traitement à grande échelle de données sensibles. Pour la majorité des PME, un référent RGPD interne suffit, formé et identifié.

Que risque une PME en cas de non-conformité RGPD ?

L'amende administrative peut atteindre 4 % du chiffre d'affaires mondial ou 20 millions € (le plus élevé). En pratique pour une PME, les sanctions CNIL constatées en 2025 vont de 5 000 € à 200 000 € selon la gravité. Plus impactant : la publication de la sanction sur le site CNIL.

Combien coûte une mise en conformité RGPD pour une PME parisienne ?

Pour une PME de 30 collaborateurs sans aucun travail préalable, comptez 8 000 € à 15 000 € HT pour la mise en conformité complète (audit, registre, contrats sous-traitants, sécurisation, formation). Puis 3 000 € à 6 000 € HT/an pour le maintien.

Microsoft 365 est-il conforme RGPD ?

Oui, à condition de configurer correctement les paramètres : localisation EU des données, désactivation de la télémétrie, MFA, conservation paramétrée. SOSINFORMATIQUE livre Microsoft 365 préconfiguré RGPD pour PME parisiennes.

Que faire en cas de violation de données (data breach) ?

Notification CNIL obligatoire sous 72 h via le formulaire en ligne. Si risque élevé pour les personnes : notification individuelle aux personnes concernées. Conservation d'un registre interne des violations. Notre équipe assure la gestion complète en cas d'incident.

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